{"id":18,"date":"2016-03-23T10:36:08","date_gmt":"2016-03-23T09:36:08","guid":{"rendered":"http:\/\/oeuvre-a-venir.org\/?page_id=18"},"modified":"2017-03-22T17:24:08","modified_gmt":"2017-03-22T16:24:08","slug":"une-oeuvre-a-venir-presentation","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/?page_id=18","title":{"rendered":"Pr\u00e9sentation"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0\u00a0 Jacques Derrida a \u00e9crit sur l&rsquo;<i>\u00e9poque \u00e0 venir<\/i>, la <i>d\u00e9mocratie \u00e0 venir<\/i>, l&rsquo;<i>alliance \u00e0 venir<\/i>, l&rsquo;<i>humanit\u00e9 \u00e0 venir<\/i>, le <i>livre \u00e0 venir<\/i>, etc., mais il ne semble pas qu&rsquo;il ait nomm\u00e9 ce qui, en d\u00e9finitive, aurait pu le concerner au plus haut point : l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>. Car qu&rsquo;a-t-il fait, lui, dans sa vie d&rsquo;\u00e9crivain et de philosophe, si ce n&rsquo;est <i>\u0153uvrer<\/i>? Et que n&rsquo;a-t-il cess\u00e9 d&rsquo;annoncer, performativement, par cette oeuvre qu&rsquo;il a faite, si ce n&rsquo;est <i>une autre oeuvre<\/i> d\u00e9j\u00e0 inscrite dans la sienne mais o\u00f9 virtuellement la sienne s&rsquo;inscrirait, sur ses bords et aussi en-dehors, une <i>oeuvre \u00e0 venir<\/i> qui n&rsquo;a <i>pas encore<\/i> eu lieu?<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 On est tent\u00e9 de poser la question : <i>l&rsquo;oeuvre \u00e0 venir, qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est?<\/i> et l&rsquo;on recule aussit\u00f4t, car cela, qu&rsquo;on nomme<i> oeuvre \u00e0 venir<\/i>, n&rsquo;est pas de l&rsquo;ordre de l&rsquo;\u00eatre, de l&rsquo;ontologie. Mais alors de quel ordre?<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">1. <em>Elle est inanticipable<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 On peut \u00e9crire le nom de l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>, mais on ne peut pas l&rsquo;anticiper. Ce nom ne peut pas renvoyer ou se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 un contenu d\u00e9termin\u00e9. En l&rsquo;inscrivant, on s&rsquo;adresse \u00e0 l&rsquo;autre, au tout autre &#8211; ce qui ne pr\u00e9suppose aucune possibilit\u00e9 de savoir ni de pr\u00e9voir le destin de cette adresse. D&rsquo;ailleurs cet autre ne pr\u00e9existe pas \u00e0 l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>. S&rsquo;il advient un jour, ce sera l&rsquo;oeuvre qui l&rsquo;aura fait advenir. Et si nous \u00e9crivons ici au futur ant\u00e9rieur, ce n&rsquo;est pas pour marquer les temps, c&rsquo;est pour les croiser. L&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i> n&rsquo;est ni en attente, ni report\u00e9e \u00e0 plus tard. Bien que la page soit blanche, il se peut que l&rsquo;\u00e9criture soit d\u00e9j\u00e0 en cours. Pour l&rsquo;instant, on peut en parler et m\u00eame \u00e9crire \u00e0 son sujet, mais on ne peut pas la d\u00e9crire. Le silence de l&rsquo;autre la prot\u00e8ge.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">2. <em>Elle met en oeuvre des principes inconditionnels<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 S&rsquo;il arrive qu&rsquo;une oeuvre ait lieu, ce ne peut \u00eatre qu&rsquo;<i>inconditionnellement, en-dehors de tout calcul, de toute finalit\u00e9 et de toute transaction<\/i> (principe de l&rsquo;oeuvre). Bien qu&rsquo;il soit impossible de concr\u00e9tiser effectivement ce principe, <i>il n&rsquo;est pas impossible de le mettre en oeuvre<\/i> &#8211; ou d&rsquo;en faire une oeuvre. Telle est peut-\u00eatre la grande annonce, l&rsquo;annonce majeure du pr\u00e9sent texte : il ne faut pas perdre espoir, il faut <i>se mettre \u00e0 l&rsquo;oeuvre<\/i>, <i>il faut oeuvrer<\/i>. Mais <i>il faut<\/i> que ce <i>il faut<\/i> reste, lui aussi, absolument ind\u00e9termin\u00e9, sans quoi ce serait le principe lui-m\u00eame qui serait transgress\u00e9, et il ne serait plus question d&rsquo;oeuvre du tout.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 D&rsquo;une <i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>, on attend qu&rsquo;elle soit <i>juste<\/i> &#8211; une justice qui n&rsquo;est pas celle du droit \u00e9tabli, mais d&rsquo;un \u00e9v\u00e9nement qui s&rsquo;impose dans l&rsquo;urgence, la pr\u00e9cipitation. Tel est l&rsquo;un des paradoxes de l&rsquo;oeuvre \u00e0 venir : intemporelle, incalculable, toujours en exc\u00e8s sur le droit en vigueur, elle exige du discours une transformation imm\u00e9diate.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 L&rsquo;oeuvre \u00e0 venir promet la promesse. Elle engage plus qu&rsquo;une survie, une aventure qui vaut plus que la vie.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">3. <em>Elle agit en d\u00e9bordant toute convention \u00e9tablie, \u00ab\u00a0au-del\u00e0 du performatif\u00a0\u00bb.<\/em><\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 A partir du concept d&rsquo;oeuvre performative, on pourrait (r\u00e9)interpr\u00e9ter tout le corpus derridien. On le trouve, \u00e0 propos de la \u00ab\u00a0mutation monstrueuse\u00a0\u00bb du texte, dans <i>Glas<\/i> (1974, p74), de C\u00e9zanne dans <i>La V\u00e9rit\u00e9 en peinture<\/i> (1978, la pr\u00e9face), de l&rsquo;ath\u00e8se freudienne dans <i>Sp\u00e9culer sur Freud<\/i> (1980), de la justice qu&rsquo;on r\u00e9invente chaque fois dans <i>Force de loi<\/i> (1994), de l&rsquo;injonction archi-performative dans <i>Papier machine<\/i> (2001), du travail universitaire dans <i>L&rsquo;Universit\u00e9 sans condition<\/i> (2001), du po\u00e8me dans <i>B\u00e9liers<\/i> (2004, p61), etc. Dans chacun de ces textes, comme dans chaque oeuvre, c&rsquo;est \u00ab\u00a0comme si\u00a0\u00bb s&rsquo;inventait un performatif \u00ab\u00a0tout autre\u00a0\u00bb (chaque fois, un autre performatif), et c&rsquo;est comme si, chaque fois, ce performatif \u00e0 venir s&rsquo;inventait dans un autre idiome.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 Il en r\u00e9sulte que le d\u00e9sir d&rsquo;\u00e9crire ou l&rsquo;aspiration, m\u00eame confuse et d\u00e9pourvue d&rsquo;objet, \u00e0 une <i>oeuvre \u00e0 venir<\/i> est promesse d&rsquo;un autre lieu (autre que le livre, le tableau, le mus\u00e9e, l&rsquo;\u00e9cran, etc.) dans une autre langue qui mettrait en oeuvre tout autrement les notions d&rsquo;auteur, de signature, de genre, d&rsquo;adresse, et aussi de cadre, de limite, de parergon, etc. L&rsquo;oeuvre n&rsquo;est pas, ou pas seulement, un objet ou une partition, c&rsquo;est aussi une activit\u00e9, un travail. L&rsquo;entendre, la regarder, la traduire, c&rsquo;est viser en elle, en son instabilit\u00e9 ou son incompl\u00e9tude, ce qui <i>laisse \u00e0 d\u00e9sirer<a class=\"sdfootnoteanc\" href=\"#sdfootnote1sym\" name=\"sdfootnote1anc\"><sup>1<\/sup><\/a><\/i>, et qui n&rsquo;est jamais donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avance.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">4. <i>J&rsquo;en suis responsable<\/i>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 La diff\u00e9rance de l&rsquo;autre n&rsquo;a ni statut, ni loi, ni horizon, ni l\u00e9gitimit\u00e9, et pourtant, en appelant \u00e0 l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>, en proclamant que c&rsquo;est elle qui est ma loi, qu&rsquo;elle seule est digne d&rsquo;int\u00e9r\u00eat, je m&rsquo;en rends responsable.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 Le \u00ab\u00a0Je\u00a0\u00bb de cette formule est multiple. Au premier degr\u00e9, c&rsquo;est l&rsquo;auteur, le signataire, le narrateur. Mais c&rsquo;est aussi le lecteur, le contre-signataire, le corps \u00e9tranger dans lequel se joue l&rsquo;exp\u00e9rience de l&rsquo;oeuvre. C&rsquo;est aussi celui qui se pr\u00e9sente, aujourd&rsquo;hui, ici et maintenant, qui dit \u00ab\u00a0Me voici\u00a0\u00bb et qu&rsquo;on peut citer \u00e0 son tour (le \u00ab\u00a0Je\u00a0\u00bb de la re-marque), celui dont on peut raconter l&rsquo;histoire (la r\u00e9citation), etc. Or tous ces \u00ab\u00a0Je\u00a0\u00bb sont responsables de cette oeuvre \u00e0 venir qui n&rsquo;a pas encore eu lieu. Ils ne sont pas co-responsables, ils sont chacun responsable unique, et m\u00eame \u00e0 l&rsquo;infini, pour ce qui les engage.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">5. <em>Pour r\u00e9pondre d&rsquo;un avenir ouvert, il faut h\u00e9riter<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 L&rsquo;ouverture de l&rsquo;avenir n&rsquo;est pas un choix, c&rsquo;est un axiome, un a priori sans lequel la d\u00e9construction n&rsquo;aurait jamais \u00e9t\u00e9 invent\u00e9e. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, aucune archive, aucun th\u00e9or\u00e8me, aucun savoir, aucun horizon, aucun syst\u00e8me (pas m\u00eame celui qui oppose la vie \u00e0 la mort) ne peut limiter ou d\u00e9limiter l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>. On ne la d\u00e9signera jamais avec certitude. Mais d&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9 (second axiome plus vieux que toute religion, plus originaire que tout messianisme, ant\u00e9rieur \u00e0 toute subjectivit\u00e9 et m\u00eame \u00e0 toute pens\u00e9e), elle ne peut survenir qu&rsquo;en inscrivant, dans l&rsquo;avenir, la lecture ou l&rsquo;interpr\u00e9tation d&rsquo;un h\u00e9ritage. Elle aura h\u00e9rit\u00e9 de cette origine qu&rsquo;elle annonce, et qui est elle-m\u00eame toujours \u00e0-venir. En y renvoyant, elle aura pens\u00e9 le retard qui la constitue et l&rsquo;institue comme oeuvre. Pour toute <i>oeuvre \u00e0 venir<\/i>, il y a toujours un autre h\u00e9ritage, un h\u00e9ritage de plus, ou la possibilit\u00e9 de citer ou de se lier \u00e0 un autre h\u00e9ritage, encore un autre.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 \u0152uvrer, c&rsquo;est projeter vers l&rsquo;avenir une injonction de m\u00e9moire, et c&rsquo;est aussi mettre \u00e0 mort l&rsquo;archonte qui la garde. Si l&rsquo;oeuvre est \u00e0 venir, la mise \u00e0 mort l&rsquo;est aussi, avec tout ce qu&rsquo;elle implique : dette et culpabilit\u00e9. On ne laisse pas venir l&rsquo;oeuvre sans laisser mourir le p\u00e8re.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">6. <em>Elle est si \u00e9trange, secr\u00e8te, que nous risquons de la manquer<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0 Dans un moment de l&rsquo;histoire o\u00f9 les limites entre public et priv\u00e9 vacillent, o\u00f9 le droit au secret semble d\u00e9l\u00e9gitim\u00e9, c&rsquo;est son \u00e9tranget\u00e9 qui est \u00e0 venir, une \u00e9tranget\u00e9 si \u00e9trange qu&rsquo;on risque de ne pas la voir, de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9. La promesse de l&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i> r\u00e9side dans ce poids d&rsquo;impens\u00e9 qu&rsquo;elle garde.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 Si elle est \u00e0 venir, l&rsquo;oeuvre respecte et ne respecte pas la loi de l&rsquo;oeuvre. En s&rsquo;\u00e9crivant, elle reste en-dehors, \u00ab\u00a0hors oeuvre\u00a0\u00bb comme il y a un \u00ab\u00a0hors livre\u00a0\u00bb. C&rsquo;est cette ext\u00e9riorit\u00e9 qui pr\u00e9serve son \u00e9tranget\u00e9, sa dimension toujours \u00e0 venir.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">7. <em>Elle prot\u00e8ge du mal radical<\/em>.<\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"font-family: Cambria,serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">\u00a0\u00a0 Axiome : si les six premiers points sont mis en oeuvre, alors le 7\u00e8me l&rsquo;est aussi. Le temps du repos est aussi celui du retrait, de la <i>conjuration<\/i>. L&rsquo;<i>oeuvre \u00e0 venir<\/i> est un saut dans l&rsquo;inconditionnel qui conjure, sans calcul, la pulsion de mort, de cruaut\u00e9, de souverainet\u00e9 et de pouvoir.<\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00a0\u00a0 Jacques Derrida a \u00e9crit sur l&rsquo;\u00e9poque \u00e0 venir, la d\u00e9mocratie \u00e0 venir, l&rsquo;alliance \u00e0 venir, l&rsquo;humanit\u00e9 \u00e0 venir, le livre \u00e0 venir, etc., mais il ne semble pas qu&rsquo;il ait nomm\u00e9 ce qui,&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-18","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/18","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=18"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/18\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":41,"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/18\/revisions\/41"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oeuvre-a-venir.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=18"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}